Les falaises grandiloquentes et non moins vulnérables,
Malmenées sans cesse par des assauts redoutables,
Tantôt le vent s’y acharne, tantôt les vagues s’y fracassent,
Les parois s’effritent, mais jamais ne se cassent.
Elles se laissent creuser non sans amertume,
Un domicile de choix pour les farceurs à plumes,
Ils rient de bon cœur en chutant vers l’écume,
Puis d’un battement d’ailes regagnent la brume.
Du haut de mon phare, j’observe sans bruit,
Ce tableau mouvant aux si doux coloris,
Chaque pigment m’évoque une émotion nouvelle,
Sur cette toile, l’humanité tout entière se révèle !
Seul mon antre dénote par son rouge alizarine,
Il doit se distinguer dans la solitude des crêtes,
Diurne, il égaye les côtes que l’océan taquine,
Rare témoignage d’une humanité discrète. (suite…)
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