Auteur : CYNIQUETAMERE

poésie voisinage ombre

TGND

Je décèle à travers les jalousies des oscillations inopinées
Un déhanché enivré par une jeunesse vive

Mes sens en léthargie émettent un intérêt soudain
J’avoisine la rougeâtre sensation d’un spectacle à huit clos
Souillé par une rétine avide de spontanéité

Des cheveux bouclés, une nuque dégagée parsemée de sueur
Scintillante telle une pellicule de diamant apposée avec tact
La discipline déstructurée offre matière à la contemplation
L’absence de réponses pousse au mutisme admiratif

Coucher des mots sur papier à défaut de palper (suite…)

A Flor E O Espinho

Ôtez ce sourire de mon chemin
Car j’aimerais passer avec ma douleur
Aujourd’hui pour vous je suis une épine
Mais l’épine ne blesse pas la fleur

J’ai fait erreur en joignant mon âme à la votre
Le soleil ne peut vivre si près de la lune

C’est dans le miroir que je décèle ma blessure
Ma douleur et mes yeux arrosés
J’étais une fleur dans votre vie
Désormais je ne suis qu’épine dans votre amour (suite…)

Douces feuilles mortes

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Tout commence par un poème de Prévert, doublé d’un air de Kosma. Puis les plus précieux talents de la chanson française (Montand, Piaf, Greco et Gainsbourg) l’on repris, embelli et l’on singulièrement décoré. Et enfin, ce poème de regret et son air amer sont devenus un standard du jazz.

Voici quelques remarquables versions, intemporelles, de la plus apaisée au plus animée :

Yves Montand :

https://www.youtube.com/watch?v=wRe1

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Un temps pour l’espoir

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Jean était allongé sur le sol. Isolé, quelque part au milieu d’un pré sauvage où l’herbe avait poussé en abondance, il avait contemplé les étoiles toute la nuit. A ce moment-là de l’année, il était possible pour les âmes les plus hardi de dormir avec le ciel illuminé pour seul vis-à-vis. Le vent avait soufflé une tournoyante berceuse, sur le cœur de la vallée. Les violents courants d’airs parcouraient chaque gorge sinueuse, grisaient les branches de leurs étreintes énergiques, et venaient mourir contre les parois abruptes, sous le regard impassible des constellations. (suite…)

Les-Amarres

Les amarres

Alors que j’admirais les vastes écumes
Au bord des rivages froids et verts
L’âme plus lourde qu’une enclume
Transi dans le sable glacé de l’hiver

Quand soudain une créature splendide
Fendit les vagues et les embruns,
Érigeant un chemin jusqu’à mon cœur timide
Moquant la houle et les gouffres malins

Comme guidée par une entité divine
Elle progresse avec grâce et insouciance
Ses courbes partiellement voilées par une brume marine
Exaltent mon imagination et titillent mes sens

Je demeure pantois face à ce cadeau insolite
Tant de bonté réunie en une situation incongrue
La gratitude m’envahit, la méfiance me quitte
Aucunes tergiversations ne nourrira l’imprévu (suite…)

Harmonie

glenn-gould

Il est certaines choses qu’il ne convient pas de dissocier ; soit parce que leur rapprochement est le fruit des cycles puissants de l’Histoire, ou simplement parce que l’essence de chaque entité, chaque caractéristique qui les composent étant si ressemblantes, que s’est opéré une opportune complicité.

Il reviendrait alors à s’opposer au pouvoir de la logique que de réfuter cette évidente liaison ; et quand bien même quelqu’un voudrait séparer chaque entité, et briser l’eurythmie caractéristique de leur association, leurs lumineuses similitudes reviendraient à l’esprit de celui qui a voulu les oublier. Quand une seule des parties est jalousement énoncée, jaillit à son tour, dans un incoercible mouvement de révolte, le nom de la partie ignorée. (suite…)