Samsun est une ville assez importante. Elle semble riche de prime abord avec son tramway moderne. Les buildings s’étendent sur des collines verdoyantes plongeant dans la mer Noire.
La nuit déjà courte fut perturbée par l’ingestion d’un coca avant de dormir. Quand l’appel du minibar a eu raison de nos esprits fatigués par le voyage. 5h30, nous descendons pour découvrir le “Big taxi” qui nous a été réservé. Il s’agit en fait d’une simple voiture de ville pour nos cartons d’1m70 de longueur. Le conducteur paraît visiblement aussi surpris que nous. Il se gratte la tête, fait le tour du véhicule en quête d’une solution. Malgré sa bonne volonté et ses vaines tentatives, le voyage se fait coffre ouvert en tenant les portières entrebaîllées…
Nous traversons Samsun qui s’éveille doucement. Le jour est déjà installé, quelques badauds arpentent les rues en escalier. Des chiens errants paisiblement assoupis se réveillent brusquement à notre passage pour nous pourchasser avec fureur. Décidément, il faudra se montrer vigilant avec nos comparses canidés une fois sur les vélos. Sans doute trop préoccupé par l’équation cartons/taxi, j’ai oublié de laisser la clé de notre chambre à l’hôtel, ce sera facturé 100 turkish liras. Les cartons intriguent à présent le chauffeur du car nous permettant de rallier Sinope. Ils sont pris en charge pour 200 TL. Habitués des voyages plus conventionnels et touristiques, on a l’impression d’être souvent ciblés par de petits suppléments à débourser. Pour le moment, nous sommes simplement heureux d’avancer sans trop de difficultés vers le point de départ du trip. Reconnaissants envers les Turcs également de se montrer compréhensifs et toujours prêts à trouver une solution.


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