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Voyage à vélo en turquie – Jour 12 : Gölcük – Yalova – Istanbul

Une petite étape aujourd’hui afin d’accéder au ferry à Yalova et rallier Istanbul. Petite étape pourtant pleine de rebondissements. Pour éviter la nationale, on emprunte des ruelles pavées qui montent et descendent à n’en plus finir, on se croirait à San Francisco. En arrière-plan, la mer de Marmara ponctuée d’usines et de paquebots pour l’essentiel. On abdique pour se rabattre sur le bord de mer et sa grosse départementale, mais nous tombons à nouveau sur une charmante piste cyclable non-inscrite sur la carte. Celle-ci longe la côte en une succession de bateaux de pêche, petites plages et parcs aménagés pour la saison estivale.

Les différentes villes qui composent le littoral sont assez aisées. Après une crevaison, Julien subit sa deuxième chute. Heureusement qu’il est là pour rehausser nos statistiques d’incidents divers, le voyage aurait paru trop fade sinon. Cette fois, il s’agit d’un bout de trottoir non identifié couplé aux pédales automatiques qui ont eu raison de son équilibre. Le bonhomme s’en sort avec une égratignure.

Néanmoins, après quelques plaisants kilomètres, nous sommes contraints d’emprunter la D575 à nouveau. Pressés par le temps, on roule à 35 km heure parmi un trafic intense, en sandwich entre les camions et une énorme caserne militaire, qui est donc à l’origine de la fin de notre piste cyclable. Malgré quelques contretemps, dont une nouvelle crevaison, nous arrivons à temps pour le ferry de 10 h 45 et même pour un McDo à emporter, un avant-goût de capitalisme avant Istanbul.

La traversée d’une heure et vingt cinq-minutes passe tout près des îles aux Princes. L’archipel que nous avions survolé il y a de ça une dizaine de jours. La boucle est bouclée. En face, sur l’autre rive, c’est une banlieue qui s’étend à perte de vue.
L’arrivée à Istanbul est mémorable. Alors que deux d’entre nous sont partis rendre la voiture, nous devons rejoindre notre airbnb et trimballer un carton de vélo non plié en plus de nos affaires. On slalome dans un labyrinthe de rues fourmillantes de monde, de scooters, d’embouteillages, supplantés d’un concert de klaxons. C’est risible tellement l’expérience est chaotique, tous nos sens sont stimulés à outrance. Du bruit, des odeurs, du mouvement, des scènes improbables, on se reprend la vie citadine en pleine gueule. Cela en devient presque exaltant.

L’airbnb donne sur la tour Galata avec une belle terrasse sur le toit. Nous irons manger dans un bouchon turc, appelé Ocakbaşı, du nom de l’immense grill qui trône au centre de la pièce. Le tout accompagné de raki bien sûr. Le fameux pastis qui tombe à point nommé pour trinquer à cette fin de voyage. À ces 800 km de vélo et leur lot de doutes, d’imprévues, de remises en question, mais surtout une aventure hors du commun faîte de rencontres, de paysages et de moments qui resteront gravés un bon bout de temps. Un projet qui a germé en 2019, repoussé en 2021 par le confinement puis qui s’est mué en biketrip pour mon plus grand plaisir. Une expérience forte entre potes, initiée par un barbu fou du 4e siècle avant notre ère et qui donnera j’en suis sûr un joli documentaire.

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